En Bref
Sommaire
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CONCLUSION
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Presque un médecin généraliste sur deux ignore les seuils à risque d'une consommation quotidienne d'alcool et les questionnaires de dépistage ne sont presque jamais utilisés en pratique courante.
Cependant, un peu plus de 70% des médecins généralistes se disent motivés pour dépister des patients à problèmes avec l'alcool et seul 4% d'entre eux ne conseillent jamais à ces derniers de réduire leur consommation.
Or, les médecins motivés suivent plus souvent des formations continues qu'ils considèrent par ailleurs de bonne qualité pour la majorité d'entre eux. De plus, ils interrogent plus souvent leurs patients sur leur consommation d'alcool et ont par conséquent une plus importante activité de dépistage par rapport aux médecins non motivés.
Malgré cela, les femmes apparaissent comme étant les grandes oubliées de cette activité de dépistage, alors que leur plus grande sensibilité par rapport à l'alcool est connue. L'alcoolisation féminine reste souvent cachée voir niée. L'anxiété, la dépression et la solitude se retrouvent chez la majorité des femmes alcooliques et près de 80 % d'entre elles justifient leur alcoolisme par des problèmes psycho-affectifs. De même, les risques fœtaux d'une alcoolisation maternelle peuvent être dramatiques. Les médecins généralistes auraient ainsi besoin d'être plus sensibilisés à l'alcoolisme féminin.
Les campagnes de santé publique de ces dernières années ont permis une meilleure information des risques de l'alcool et ont facilité le dialogue entre médecins et patients. Ces efforts doivent être poursuivis. Valoriser le travail du médecin généraliste en reconnaissant le dépistage comme un acte en soi pourrait permettre de développer l'activité de médecine préventive au cabinet.
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